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Newport

Dans le but de vous faire connaître des pans de notre histoire, nous vous proposons quatre capsules historiques. Pour y accéder, cliquez sur les liens suivants :


 


De Pointe-au-Genièvre à Newport


Au début de la colonie, Newport porte le nom de Pointe-au-Genièvre. Ce nom lui est donné en raison de l’abondance de genévriers (aussi appelés genièvres) qui poussent à proximité du phare situé à la pointe du village. Plus tard, l’endroit est renommé Newport par des loyalistes américains en souvenir du navigateur Newport qui accompagnait Sir Walter Raleigh dans ses expéditions.

Entre 1811 et 1840, peu de gens habitent la localité. En fait, en 1836, les cabanes situées sur le territoire n’abritent qu’une douzaine de familles. Ces dernières vivent dans des conditions difficiles. Nos premiers colons habitent dans des maisons en bois, peu chauffées et froides.

En 1840, le canton de Newport est érigé. Toutefois, ce n’est qu’en 1855 que la municipalité est constituée civilement. Durant cette période, la population du village croît, en 1857 on compte près de 200 habitants.

En 1860, Mgr. Charles-François Baillargeon, administrateur du diocèse de Québec, érige canoniquement la paroisse Saint-Dominique-de-Newport, en hommage à monsieur Dominique David, l’un des premiers colonisateurs.

De la deuxième moitié du 19e siècle jusqu’en 1994, l’économie du village découle de la pêche. À ce propos, Newport fut de 1970 à 1994 l’un des plus importants villages de pêche en Gaspésie, grâce à son impressionnante flotte de bateaux et à son usine ultramoderne. L’usine a malheureusement fermé ses portes en 1994 en raison du moratoire sur la morue imposé par le gouvernement fédéral. Newport perd alors sa vocation première, la pêche.

En 2001, devant la vague de fusions au Québec, Newport se joint à d’autres municipalités (Pabos-Mills, Chandler, Saint-François et Pabos) et devient un quartier de la grande ville de Chandler.

Vue de NewportVue de Newport - A Roadside Glimpse at Newport, P. Q.



Les Robin

En 1851, la compagnie Robin s’installe à Newport Pointe et fait construire un magasin général. Celui-ci est considéré comme le premier établissement commercial de l’endroit.

Il paraît que le curé du village de l’époque aurait financé en partie la venue des Robin dans le but de favoriser le développement de la région. Cela a porté fruit puisque la population s’est mise à augmenter.

Les affaires se portant bien, la compagnie Robin, Jones and Whitman fait construire un second magasin général, en 1915, mais plus petit que celui de la Pointe à Newport Island (Newport Îlots). De même, elle réussit à faire financer la construction d’un quai à Newport Îlots par le gouvernement fédéral. Fait étrange, car à l’époque le financement d’un quai était du ressort des entreprises. Plus tard, le gouvernement finance la construction d’un brise-lames et de l’entrepôt frigorifique (appelé Frigidaire).

En 1941, le Syndicat Coopératif des Pêcheurs de Newport se forme afin de concurrencer l’empire des Robin. Quelques mois plus tard, le groupe de syndiqués s’associe aux Pêcheurs-Unis du Québec. En 1943, les Robin se retirent du marché.



Un réseau routier financé par des taxes

Au début du 20e siècle, le réseau routier de la Gaspésie est rudimentaire. Les chemins sont raboteux. Les habitants du village s’occupent eux-mêmes de réparer les routes. En 1905, le budget municipal est de 79,01 $. Il sert principalement à l’ouverture, au gravelage et à l’entretien des chemins. De 1912 à 1931, la municipalité ne reçoit aucune aide financière pour la construction et la réparation des routes et des ponts. Ainsi, pour financer ces activités, elle obtient le droit de faire payer des licences aux commerces et aux propriétaires de chiens. De même, elle impose des amendes aux non-payeurs. En 1935, la Compagnie Robin vend deux tronçons de chemin à la municipalité pour la somme d’un dollar. Puis la construction de la route nationale débute. Finalement, en 1938, le conseil municipal impose une taxe d’affaires pour exercer certaines professions et pour exploiter un commerce. La taxe imposée varie de 2,50 $ pour un forgeron à 50,00 $ pour un propriétaire d’une salle de danse.



Newport et la modernité

L’arrivée de l’électricité à Newport a lieu en 1931. La Compagnie J.E Chenel obtient le droit d’ériger une ligne de transmission électrique sur les chemins, routes et rues de la municipalité. Toutefois, ce n’est qu’en 1949 que l’électricité fait son entrée dans les maisons des ménages. La modernité apparaît enfin dans les foyers, bien qu’à l’époque, on ne trouve encore ni cuisinière électrique, ni laveuse, ni sécheuse comme commodités.

Pour divertir la population, vers les années 1935, le curé du village projette des films muets au sous-sol de l’Église. Puis, à partir de 1940, les premiers théâtres font leur apparition dans le village. À l’époque, selon les règlements en vigueur, il faut avoir 16 ans pour assister à la représentation d’un film; sinon le propriétaire est passible d’une amende.

Au début des années 1950, des familles installent le téléphone chez eux. À ce moment-là, l’appareil n’a pas de cadran. La transmission de l’appel est faite par une opératrice située à la centrale téléphonique. La ligne est partagée par cinq familles abonnées au service. Les commères peuvent ainsi écouter les conversations des autres en soulevant le récepteur. Suit ensuite, la télévision. Seules les familles aisées financièrement ont les moyens de se permettre ces commodités. Ces technologies deviendront accessibles à tous au début des années 1960.

Titre: Magnifique Petit Port,Newport
Date: 1938
Bibiliographie:
Lapointe, Gilles, Paul-Émile Borduas, and Raymond Montpetit. Paul-Émile Borduas, photographe: un regard sur Percé, été 1938. [Saint-Laurent, Québec]: Fides avec la collaboration de la Bibliothèque nationale du Québec, 1998. p 65.

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